Le commerce : un moyen de survie pour bien de femmes burundaises réfugiées à Kigali

N’étant pas facile de trouver du travail ni dans le privé, ni dans le public, les burundais exilés à Kigali, en l’occurrence les femmes se tournent vers le commerce pour pouvoir nourrir leurs familles

Le cas d’espèce est celui de Jeanne d’Arc Mugisha, jeune mère de deux enfants, que nous avons rencontrée au marché de Kicukiro où elle tient une petite boutique. Tous les matins, elle fait un trajet de plus de deux kilomètres pour se rendre à son lieu de travail.

Selon elle, grâce à ce commerce, elle peut subvenir aux besoins de sa famille, payer le loyer, les frais scolaires pour ses enfants, la ration, le transport, etc. «Après que mon mari était devenu maladif, j’ai été obligée de prendre la relève pour assurer la survie de la famille», indique-t-elle. Elle a alors contracté une dette pour ouvrir une petite boutique alimentaire. «Grâce à Dieu, j’ai déjà remboursé deux tiers de la dette», se réjouit-elle. Elle souhaiterait cependant pouvoir augmenter son capital pour renforcer son commerce, «pour subvenir aux déficits que j’enregistre des fois », fait- elle savoir.

Malgré cela, elle ne se décourage pas, elle continue son travail dans les mêmes conditions, car pour elle, «l’essentiel est de pouvoir faire quelque chose et de gagner un tant soit peu.»

Elle encourage alors d’autres femmes qui ont encore peur de commencer quelque chose d’oser se lancer, parce que, dit-elle «il est difficile que quelqu’un te soutienne à partir de rien.» 

La Rédaction.

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