Le travail ennoblit l’homme

Ils sont exilés du Burundi à cause de la situation socio politique qui prévaut dans ce pays, les réfugiés burundais se trouvant à Kigali luttent pour gagner leur pain.

Aline Ntakarutimana, une jeune dame a quitté le Burundi lors d’une tension éclatée depuis 2015. Passionnée par la couture, elle s’est lancée dans ce domaine pour gagner sa vie. ‘J’ai fait la Faculté de Droit au Burundi, mais comme j’aimais la couture, j’ai essayé de chercher où je pouvais trouver une formation dans la couture au lieu de croiser les bras. Un jour une de mes amis m’a fait part d’une formation sur la couture dans l’une des maisons de mode à Kimironko,’a-t-elle indiqué.

Et d’ajouter que grâce à un petit montant, elle a monté un atelier de couture pour toute mode.

Après six mois, j’ai ouvert ma propre boutique à Kabeza. On avait pas beaucoup de clients au début mais petit à petit les gens ont apprécié nos services,’’ martèle-t-elle

Un autre couturier du nom d’ Aimable Kwizera, jeune burundais de 24 ans exilé du Burundi nous a indiqué qu’ il a suivi une formation sur la couture. Avec trois ans d’expérience, il a pu ouvrir son atelier de couture. Il affirme que le début est difficile mais peu à peu le travail s’est alioré.

La volonté est la clé de tout. Même si il y a ceux qui méprisent certaines activités, l’activité de couture me fait vivre. J’interpelle tout jeune de créer son propre emploi au lieu de croiser les bras,’’ a indiqué Kwizera.

Manque d’équipements

Ntakarutimana et Kwizera déplorent le manque d’équipements constitue une entrave et les empêchent d’évoluer dans leur carrière.

Si je parviens à avoir une autre machine professionnelle à coudre, je pourrais évoluer. Quand ma seule machine à coudre est en panne, mes activités s’arrêtent et je perds énormément, renchérit Kwizera.

Ntakarutimana de son côté aimerait avoir un espace requis pour étendre son activité et pouvoir partager ses connaissances avec les jeunes qui veulent apprendre le métier de couture.

En tant que refugié, je demanderais aussi au gouvernement de revoir à la baisse les impôts que nous payons,’ lance Kwizera

La Rédaction

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