Les femmes burundaises en exil sont actives au travail manuel

L’Association DUSHAZE transforme les objets d’art en biens usuels et de décoration.

Les réfugiés burundais en exil essaient de surmonter les conditions dures qu’ils mènent. Il y a ceux qui travaillent en privée, d’autres en association. C’est le cas de l’association “Dushaze” qui regroupe les femmes burundaises réfugiées à Kigali. Ces femmes font confectionner les sacs à main, les bracelets, les colliers, les sous plats, les sous verres, les portes serviettes,…

Une de ces femmes a indiqué à notre rédaction que l’idée de se mettre ensemble pour travailler est née en 2016. “Nous avons pensé sur quoi faire en tant que femmes. Nous avons eu la chance de rencontrer une femme formée en matière des objets d’art. Elle nous a formé et après nous avons cherché un capital pour commencer.” a-t-elle martelé. Le commerce de leurs objets a progressé au fil du temps et dix autres femmes ont été formées. Suite au manque du travail intensif et celui de clientèle, elles ont dû abandonner le travail. Seules six femmes bien déterminées au travail ont persévéré aux dures conditions car elles ne disposaient pas même de frais de déplacement pour arriver au lieu de travail.

Après deux ans au travail, ces femmes disent que le travail qu’elles exercent leur procure beaucoup d’avantages. Elles paient le loyer, le minerval des enfants etc. En plus, l’association dispose une caisse de solidarité. Madame la Présidente de cette association fait savoir que s’occuper du travail permet un changement de mentalité et l’ouverture aux autres ; on peut même planifier un projet. Ces femmes interpellent d’autres sans emploi de se mettre ensemble et surtout d’avoir une volonté de travailler durement. Elles donnent conseil de ne plus se méfier du travail car le travail ennoblit l’homme. “Je suis licenciée mais je fais dignement ce travail sans aucune considération” nous a révélé une de ces femmes.

Dans leurs perspectives d’avenir, elles prétendent confectionner d’autres objets de grande dimension tels que les paniers.

Ces femmes demandent aux organisations qui appuient les associations des femmes un financement et un débouché pour leurs objets confectionnés.

La Rédaction

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