Ultimatum du Gouvernement tanzanien aux réfugiés burundais

La mesure de suspension des activités commerciales dans le camp de Nyarugusu fait peur aux réfugiés burundais. Ils se demandent ce qu’ils vont devenir.

Les réfugiés burundais vivant sur le sol tanzanien sont dans l’embarras dû au communiqué émanant du gouvernement tanzanien. Il interpelle les réfugiés du camp de Nyarugusu à suspendre les activités commerciales dans ce camp. Dans une réunion avec tous les réfugiés; Cokoroka vice-président du camp leur a demandé d’avoir mis en exécution la décision du gouvernement à partir du 15 Août 2018. La police sera à la disposition à quiconque ne respectera pas cette décision.

Parmi les activités commerciales qui seront suspendues sont entre autre le commerce en gros, moyens de transport, la fermeture des magasins, bistrots, maisons de passage, studios, pharmacies, le commerce du transfert d’argent ou des unités, etc. Seul le petit commerce de vente des tomates, des légumes, des oignons, le sucre,…est autorisé.

Cokoroka a aussi fait savoir que le marché de ce camp qui se tenait trois fois la semaine se tiendra désormais une seule fois. ll sera fermé à partir de seize heures. Les réfugiés seront interdits de circuler la nuit après dix neuf heures. Aussi, les travaux qui s’opéraient à l’extérieur du camp y compris les soins de santé seront strictement interdits.

ʺLa vie ici au camp est devenue quasiment impossible. Nous ne savons pas quoi faire face à cette situation ǃ», s’indignent les réfugiés trouvés sur place. La plupart de ces réfugiés sont plus âgés; ils se demandent quel sera leur sort. Les réfugiés demandent aux autorités tanzaniennes de revoir cette mesure prise à leur encontre. Ils interpellent la communauté internationale, les organisations de droit de l’homme et du HCR en particulier de plaider pour eux.

La Rédaction.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *