Rwanda: Yannick, un jeune réfugié qui se débat pour vivre à Kigali

Petit commerçant de pop-corn à Kigali, Yannick (nom d’emprunt) est réfugié au Rwanda depuis trois ans. Malgré qu’il ne soit pas facile de vivre dans ce pays, il y parvient grâce à ce petit commerce.

25 ans, le jeune burundais de Kirundo n’a pas été épargné de la crise du pays de 2015 qui l’a trouvé à Bujumbura. Là, il était alors élève de la 7ème année secondaire. Vivant dans un quartier trop touché par la crise, il est alors obligé d’arrêter ses études, et fuit vers le Rwanda où il est accueilli par un ami rwandais. C’est dans cette famille rwandaise qu’il va rester pendant sept mois aidant dans le travail ménager “comme tout enfant de la maison”, avant de trouver un emploi comme domestique qu’il fera pendant une année

Vendeur de pop-corn

C’est sur terrain alors qu’il rencontre les gens, et prend connaissance avec un vendeur de pop-corn. Il s’initie, et décide de vende lui-même ce “maïs qui s’éclate avec un peu d’huile chauffé.” N’ayant pas sa propre machine, il est obligé de la louer, et ce, jusqu’a maintenant. Grâce à ce petit commerce, il est donc fier de pouvoir survivre dans une ville qui n’est pas des moins chères. Jeune célibataire, “je peux payer mon loyer de 15 mille frw, et peux trouver au moins 1000 frw à manger chaque jour”, indique-t-il. Mais jusque-là, c’est le minimum, et le plus utile cependant. Il souhaite ainsi pouvoir accroître son capital et aggrandir son commerce, “quitte à avoir par exemple ma propre machine et être indépendant au niveau de l’électricité, fait-il remarquer. Indépendant pour l’électricité parce que jusque-là la gestion est commune et cela est un obstacle à son commerce.

Et l’avenir?

Malgré que son objectif ne soit pas de s’enrichir à travers cette activité, il a quand-même des ambitions. “Si j’avais des moyens, j’investisserais par exemple pour fabriquer ces petites machines qui produisent le pop-corn parce que ces produits de maïs ont toujours un marché.” Mais comme cela s’avère à long terme, ce qu’il pense faire dès que les premiers moyens se présentaient ou s’il trouvait un quelconque bienfaiteur, c’est de faire une formation professionnelle pour apprendre un métier.

Et le marriage? (rigolade) “Je suis encore jeune, je veux d’abord chercher les moyens et j’y penserai plus tard”, indique-t-il tout souriant. Même pas de petite amie? “Non!”

Très dynamique, Yannick encourage d’autres jeunes gens à ne pas toujours attendre un appui d’autres personnes pour pouvoir vivre, et surtout de ne pas dénigrer un travail quel qu’il soit. “Tu sais, il y en a qui dénigrent mon travail mais qui ne vivent pas mieux que moi.”, nous révèle-t-il. Tout ce qu’il croit, c’est qu’ être appelé réfugié, ne signifie pas nécessairement vivre une vie de misérable.”

La Rédaction

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