Le Burundi figure toujours parmi les pays les plus corrompus au monde

Selon le récent rapport de Transparency International. Classé 165ème sur 180 pays au niveau mondial et 48ème sur 54 pays africains, le pays obtient une note préoccupante de
17/100 en matière de lutte contre la corruption. Une situation qui, selon les experts, freine considérablement son développement économique et ternit son image sur la scène internationale.

Faustin Ndikumana, directeur de l’organisation Parcem(Parole et Action pour le Réveil des Consciences et l’Évolution des Mentalités), lance un appel urgent aux citoyens burundais. Il souligne que la corruption systémique, alimentée par une mauvaise gestion des ressources publiques, le manque de transparence dans les dépenses de l’État, et les marchés publics attribués de manière illégale, représente un obstacle majeur au progrès du pays.

Les nominations politiques et partisanes, ainsi que les actes de contrebande, sont également pointés du doigt par M. Ndikumana. Selon lui, ces pratiques nuisent non seulement à l’économie nationale, mais découragent également les investisseurs étrangers qui hésitent à placer leur argent dans un environnement jugé peu fiable.

Une lueur d’espoir : la nouvelle politique anti-corruption

Bien que le tableau semble sombre, le Burundi a récemment introduit une nouvelle politique anti-corruption, suscitant des espoirs de changement. Faustin Ndikumana salue cette initiative, mais insiste sur l’importance d’impliquer activement les citoyens et les médias dans cette lutte. Pour lui, une mobilisation collective est nécessaire pour instaurer une véritable culture de transparence et de responsabilité.

Il appelle également à des réformes profondes, notamment :l’indépendance du pouvoir judiciaire, afin de garantir des enquêtes et poursuites impartiales, une transparence totale dans l’utilisation des fonds publics, la création d’organismes spécialisés et indépendants pour lutter efficacement contre la corruption.

L’ONG Parcem exhorte les Burundais à travailler dur et à prendre conscience des enjeux de la corruption sur le développement durable du pays. "La corruption n’est pas seulement un problème des dirigeants, c’est un fléau qui concerne tout le monde", rappelle Faustin Ndikumana. Il encourage ainsi chaque citoyen à participer activement à la transformation du Burundi, en prônant des valeurs de travail, de transparence et de justice sociale.