Le gouvernement burundais afin engagé à empêcher l'exode des médecins vers l'administration?
Le Premier ministre du Burundi, Nestor Ntahontuye, a exprimé de vives préoccupations face au manque de médecins dans plusieurs structures sanitaires de la province de Gitega. Cette situation est principalement liée à l’affectation de professionnels de santé dans les zones administratives, au détriment des établissements sanitaires.
Lors d’une réunion tenue ce mercredi avec les responsables des différents services provinciaux, le chef du gouvernement a insisté sur la nécessité de replacer la santé publique au cœur des priorités de l’État. « Là où la population manque de soignants, les médecins doivent aller soigner », a-t-il martelé, s’interrogeant sur l’utilité de maintenir des médecins dans des fonctions administratives alors que les centres de santé et hôpitaux peinent à répondre aux besoins des patients, notamment des enfants.
Le Premier ministre a également interpellé les administrateurs communaux, les appelant à collaborer étroitement avec les responsables sanitaires afin d’éviter que des personnels qualifiés restent affectés dans les zones administratives pendant que les populations manquent de soins. Selon lui, si un médecin est plus utile dans une structure de santé, il doit y être maintenu « pour le bien des citoyens ».
Abordant la question des médecins qui ont refusé d’aller diriger des services sanitaires communaux malgré les qualifications requises, par crainte de perdre certains avantages accordés au sein du ministère de la Santé publique, Nestor Ntahontuye a été catégorique : « C’est l’État qui affecte, ce n’est pas l’individu qui choisit ».
Le Premier ministre a enfin dit ne pas comprendre ces réticences, estimant paradoxal que certains professionnels refusent des responsabilités locales alors qu’ils occupent déjà des fonctions de supervision au niveau des districts sanitaires.

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