Insécurité dans les camps de Nyarugusu et Nduta : Les femmes réfugiées cibles de violences sexuelles
La présence de membres des Imbonerakure et d'individus s'exprimant en kinyarwanda — soupçonnés d'être des Interahamwe ayant participé au génocide de 1994 au Rwanda — sème la terreur parmi les réfugiés burundais des camps de Nduta et Nyarugusu, en Tanzanie.
Un climat de répression lié au rapatriement forcé
Depuis que les autorités burundaises multiplient les réunions sur le rapatriement forcé, de nombreuses organisations nationales et internationales dénoncent la violation systématique des droits des réfugiés.
Selon des sources locales, le gouvernement burundais aurait organisé une rencontre stratégique à l’hôtel Royal Palace de Bujumbura pour planifier ce retour. La Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme (CNIDH) aurait également pris part à cette réunion. Dans la foulée de ces échanges, une véritable "chasse à l'homme" semble avoir débuté au sein des camps.
Des violences sexuelles utilisées comme arme de terreur
Dans les zones 8 et 17 du camp de Nyarugusu, les témoignages sont glaçants. Les femmes rapportent la présence massive d’agents du service de renseignement burundais, opérant aux côtés d'individus suspectés d'appartenir aux milices Interahamwe.
Violences sexuelles : De nombreuses femmes et jeunes filles affirment avoir été violées par ces hommes qui sèment la peur.
Appel à la justice : Les victimes sortent de l'ombre pour réclamer justice, malgré les risques encourus.
Le silence inquiétant de la communauté internationale
Face à cette escalade de violence — qui inclut également des meurtres, des enlèvements et des disparitions forcées — les réfugiés se sentent abandonnés.
« Nous ne savons plus à quel saint nous vouer », confie un réfugié sous anonymat.
Le mutisme des autorités burundaises et l'inaction apparente des organisations internationales face à cette crise humanitaire et sécuritaire aggravent le désespoir des populations vulnérables.

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