Insécurité dans les camps de Nyarugusu et Nduta : Les femmes réfugiées cibles de violences sexuelles

La présence de membres des Imbonerakure et d'individus s'exprimant en kinyarwanda — soupçonnés d'être des Interahamwe ayant participé au génocide de 1994 au Rwanda — sème la terreur parmi les réfugiés burundais des camps de Nduta et Nyarugusu, en Tanzanie.

Feb 15, 2026 - 23:04
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Insécurité dans les camps de Nyarugusu et Nduta : Les femmes réfugiées cibles de violences sexuelles

Un climat de répression lié au rapatriement forcé

​Depuis que les autorités burundaises multiplient les réunions sur le rapatriement forcé, de nombreuses organisations nationales et internationales dénoncent la violation systématique des droits des réfugiés.

​Selon des sources locales, le gouvernement burundais aurait organisé une rencontre stratégique à l’hôtel Royal Palace de Bujumbura pour planifier ce retour. La Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme (CNIDH) aurait également pris part à cette réunion. Dans la foulée de ces échanges, une véritable "chasse à l'homme" semble avoir débuté au sein des camps.

Des violences sexuelles utilisées comme arme de terreur

​Dans les zones 8 et 17 du camp de Nyarugusu, les témoignages sont glaçants. Les femmes rapportent la présence massive d’agents du service de renseignement burundais, opérant aux côtés d'individus suspectés d'appartenir aux milices Interahamwe.

​Violences sexuelles : De nombreuses femmes et jeunes filles affirment avoir été violées par ces hommes qui sèment la peur.

​Appel à la justice : Les victimes sortent de l'ombre pour réclamer justice, malgré les risques encourus.

Le silence inquiétant de la communauté internationale

​Face à cette escalade de violence — qui inclut également des meurtres, des enlèvements et des disparitions forcées — les réfugiés se sentent abandonnés.

​« Nous ne savons plus à quel saint nous vouer », confie un réfugié sous anonymat.

​Le mutisme des autorités burundaises et l'inaction apparente des organisations internationales face à cette crise humanitaire et sécuritaire aggravent le désespoir des populations vulnérables.

Joe Philbert Karangwa ​Mon parcours est marqué par une carrière dans les médias de la région des Grands Lacs, souvent dans des contextes de reportage sur des questions de sécurité, de droits de l'homme et de politique régionale. ​Parcours Professionnel ​Directeur de Radio Peace FM : Je dirige cette station de radio et contribue activement à la rédaction d'articles, notamment sur la situation politique et sociale au Burundi (nomination de cadres, gouvernance, sécurité). ​Ancien de Bonesha FM : Avant de s'installer au Rwanda en 2015 , je travaillait pour la radio indépendante Bonesha FM au Burundi. Cette station a été détruite et fermée en mai 2015 lors de la crise politique burundaise. ​Journaliste d'investigation : Mes publications portent fréquemment sur des sujets sensibles comme les incidents de sécurité au Burundi, la situation des réfugiés en Tanzanie ou les décisions présidentielles à Gitega. SUIVEZ MOI SUR MES RÉSEAUX SOCIAUX