Sandra Muhoza écrouée : quatre ans de prison requis et confirmés par le tribunal
La journaliste burundaise Sandra Muhoza a été condamnée ce mardi à quatre ans de prison ferme, à l’issue d’un procès très suivi par les défenseurs des droits humains et de la liberté de la presse. L’information, rapportée par plusieurs sources proches du dossier, n’a pas encore fait l’objet d’une communication officielle des autorités judiciaires.
Selon les éléments disponibles, le ministère public a vu ses réquisitions entièrement suivies par le tribunal (Imburano z’umushikiriza manza zirashemeye). Sandra Muhoza a été reconnue coupable de deux chefs d’accusation :
atteinte à la sûreté de l’État,
propagation de rumeurs à l’étranger, assortie d’injures à caractère haineux fondées sur l’ethnie.
Le tribunal l’a condamnée à une peine de quatre ans d’emprisonnement, accompagnée d’une amende de 200 000 francs burundais, ainsi qu’au paiement des frais de justice.
Une condamnation qui suscite une vive inquiétude
Cette nouvelle condamnation provoque une onde de choc dans les milieux journalistiques et parmi les organisations de défense des droits humains. Des sources proches du dossier expriment de profondes inquiétudes quant à l’état de santé de la journaliste, décrite comme une jeune mère souffrante et en situation de fragilité psychologique, notamment marquée par un état dépressif.
« Emprisonner cette jeune mère dans un tel état serait d’une inhumanité monstrueuse », confie une source qui suit de près la procédure, tout en espérant que les informations rapportées puissent être infirmées par une décision officielle différente.
La liberté de la presse une nouvelle fois interpellée
Si elle venait à être confirmée, cette condamnation relancerait le débat sur la liberté de la presse au Burundi, déjà régulièrement pointée du doigt par les organisations internationales. Plusieurs observateurs estiment que les chefs d’accusation retenus contre Sandra Muhoza s’inscrivent dans une tendance préoccupante de criminalisation du travail journalistique, en particulier lorsque celui-ci touche à des sujets sensibles ou critiques du pouvoir.
À l’heure de la publication de cet article, aucune déclaration officielle n’a encore été faite par les autorités judiciaires ou gouvernementales. Les proches de la journaliste, tout comme ses confrères, appellent à la transparence, au respect des droits fondamentaux et à une issue humanitaire dans ce dossier

English
Kirundi
Français