Sandra Muhoza écrouée : quatre ans de prison requis et confirmés par le tribunal

La journaliste burundaise Sandra Muhoza a été condamnée ce mardi à quatre ans de prison ferme, à l’issue d’un procès très suivi par les défenseurs des droits humains et de la liberté de la presse. L’information, rapportée par plusieurs sources proches du dossier, n’a pas encore fait l’objet d’une communication officielle des autorités judiciaires.

Jan 14, 2026 - 19:22
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Sandra Muhoza écrouée : quatre ans de prison requis et confirmés par le tribunal

Selon les éléments disponibles, le ministère public a vu ses réquisitions entièrement suivies par le tribunal (Imburano z’umushikiriza manza zirashemeye). Sandra Muhoza a été reconnue coupable de deux chefs d’accusation :

atteinte à la sûreté de l’État,

propagation de rumeurs à l’étranger, assortie d’injures à caractère haineux fondées sur l’ethnie.

Le tribunal l’a condamnée à une peine de quatre ans d’emprisonnement, accompagnée d’une amende de 200 000 francs burundais, ainsi qu’au paiement des frais de justice.

Une condamnation qui suscite une vive inquiétude

Cette nouvelle condamnation provoque une onde de choc dans les milieux journalistiques et parmi les organisations de défense des droits humains. Des sources proches du dossier expriment de profondes inquiétudes quant à l’état de santé de la journaliste, décrite comme une jeune mère souffrante et en situation de fragilité psychologique, notamment marquée par un état dépressif.

« Emprisonner cette jeune mère dans un tel état serait d’une inhumanité monstrueuse », confie une source qui suit de près la procédure, tout en espérant que les informations rapportées puissent être infirmées par une décision officielle différente.

La liberté de la presse une nouvelle fois interpellée

Si elle venait à être confirmée, cette condamnation relancerait le débat sur la liberté de la presse au Burundi, déjà régulièrement pointée du doigt par les organisations internationales. Plusieurs observateurs estiment que les chefs d’accusation retenus contre Sandra Muhoza s’inscrivent dans une tendance préoccupante de criminalisation du travail journalistique, en particulier lorsque celui-ci touche à des sujets sensibles ou critiques du pouvoir.

À l’heure de la publication de cet article, aucune déclaration officielle n’a encore été faite par les autorités judiciaires ou gouvernementales. Les proches de la journaliste, tout comme ses confrères, appellent à la transparence, au respect des droits fondamentaux et à une issue humanitaire dans ce dossier

Joe Philbert Karangwa ​Mon parcours est marqué par une carrière dans les médias de la région des Grands Lacs, souvent dans des contextes de reportage sur des questions de sécurité, de droits de l'homme et de politique régionale. ​Parcours Professionnel ​Directeur de Radio Peace FM : Je dirige cette station de radio et contribue activement à la rédaction d'articles, notamment sur la situation politique et sociale au Burundi (nomination de cadres, gouvernance, sécurité). ​Ancien de Bonesha FM : Avant de s'installer au Rwanda en 2015 , je travaillait pour la radio indépendante Bonesha FM au Burundi. Cette station a été détruite et fermée en mai 2015 lors de la crise politique burundaise. ​Journaliste d'investigation : Mes publications portent fréquemment sur des sujets sensibles comme les incidents de sécurité au Burundi, la situation des réfugiés en Tanzanie ou les décisions présidentielles à Gitega. SUIVEZ MOI SUR MES RÉSEAUX SOCIAUX