Burundi : la journaliste Sandra Muhoza condamnée à 6 mois, après près de deux ans de détention
Le Tribunal de grande instance de Butanyerera a condamné, ce 13 avril 2026, la journaliste Sandra Aline Muhoza à six mois de prison. Une décision qui met fin à un long parcours judiciaire entamé en 2024.
Le tribunal l’a reconnue coupable de diffusion de propos à caractère ethnique jugés incitant à la haine. En revanche, elle a été acquittée du chef d’atteinte à l’intégrité territoriale. Les frais de justice ont été laissés à la charge de l’État.
Cette condamnation intervient après une libération provisoire accordée le 4 mars 2026 par la Cour d’appel de Butanyerera, alors qu’elle avait déjà passé près de deux ans en détention.
L’affaire avait connu plusieurs rebondissements. En janvier 2026, le Tribunal de grande instance de Ngozi l’avait condamnée à quatre ans de prison et à une amende de 200 000 francs burundais pour atteinte à la sûreté de l’État, diffusion de fausses informations et propos injurieux à caractère ethnique. Ces accusations étaient liées à des échanges sur un groupe WhatsApp.
Plus tôt, en décembre 2024, elle avait déjà été condamnée à un an et neuf mois de prison pour atteinte à l’intégrité du territoire national et incitation à la division. Cette décision avait ensuite été révisée.
Arrêtée en avril 2024, la journaliste a été détenue à la prison de Mpimba avant d’être transférée à Ngozi pour son jugement. La Cour d’appel de Mukaza s’était déclarée incompétente, renvoyant l’affaire à la juridiction où les faits auraient été commis.

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