Au-delà de la danse : Le Mouvement Inamahoro prône l'autonomie financière des femmes
À l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le Mouvement Inamahoro « Femmes et Filles pour la Paix » a marqué les esprits ce 8 mars. Loin d'une simple célébration festive, l'événement a été un véritable carrefour de réflexion sur l'innovation, l'entrepreneuriat et le rôle crucial de l'indépendance économique dans la conquête des droits.
Une vision : L'autonomie comme moteur du leadership
Dans son mot d’accueil, Ange Nelly Nindereye, présidente du comité d’organisation, a d'emblée posé le décor : pour Inamahoro, le 8 mars est un moment de réflexion sur la dignité et le rôle des femmes en tant que bâtisseuses de paix. 🕊️
Un message amplifié par la présidente du mouvement, Marie Louise Baricako, qui a rendu hommage aux pionnières de la lutte pour la liberté. Tout en saluant les avancées législatives, elle a déploré l'exclusion persistante des femmes de certains cercles d'influence. Sa solution ? L'action concrète.
« On ne peut pas faire campagne sans argent », a-t-elle martelé, appelant chaque femme à initier une activité génératrice de revenus pour peser réellement dans la communauté et en politique. 💰
De la théorie à la pratique : Innover pour briser les barrières
L'événement a donné la parole à celles qui osent. Les participants ont été édifiés par les témoignages d'une taxiwoman et d'une organisatrice de mariage, preuves vivantes que l'audace n'a pas de genre. 🚕
Pour soutenir cet élan, l'expert Beni Ndayishimiye a animé un atelier sur l'innovation. Il a rappelé que l'entrepreneuriat commence par la résolution de problèmes communautaires. Les échanges ont également permis de lever le voile sur les freins culturels burundais, tels que les lacunes en art oratoire ou le manque d'esprit d'innovation, qui freinent encore trop souvent l'émancipation économique.
L'exigence de l'intégrité : L'appel de Marguerite Barankitse
Le point d'orgue de la journée a été le message de Marguerite Barankitse, fondatrice de la Maison Shalom. Fidèle à ses valeurs, « Maggy » a ouvert grand ses portes à la collaboration, tout en posant une condition non négociable : la vérité.
« Tout le monde est bienvenu à la Maison Shalom, sauf les menteurs », a-t-elle déclaré avec la franchise qu'on lui connaît. 🏠
Ce rappel à l'intégrité résonne avec l'appel de Marie Louise Baricako à la solidarité. Pour le Mouvement Inamahoro, la préparation au retour au Burundi commence « ici et maintenant » par un changement de mentalité et une solidarité sans faille. 🇧🇮
L'événement s'est clôturé sur une note d'espoir : celle d'une génération de femmes leaders qui ne se contentent plus de titres, mais qui exercent une influence positive et durable sur la société

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