Scandale à la Diaspora Burundaise : Argent volatilisé, promesses brisées et guerre de pouvoir
Une série de documents internes confidentiels, datés de février à avril 2026, révèle une fracture sans précédent entre le Comité des Sages (CS) et le Comité Exécutif (CE) de « La Diaspora Burundaise ». Entre accusations de malversations financières, absentéisme de la présidence et démissions contestées, l’organisation semble au bord de la paralysie à l’approche de l’Assemblée Générale Ordinaire.
1. Un « dialogue de sourds » de plusieurs mois
L’enquête commence avec une lettre datée du 6 février 2026 (Réf : 01/02/CS/2026). Dans ce document, le Comité des Sages, dirigé par Gabriel Rufyiri, lance un ultime cri d’alarme. Il y est mentionné que cinq lettres précédentes sont restées sans réponse formelle de la part du Comité Exécutif. Ce silence administratif cache une réalité plus sombre : le Comité des Sages dénonce un esprit de « méfiance et de laisser-faire » qui gangrène l’institution.
2. Un Président aux abonnés absents et des fonds volatilisés
Les griefs listés contre le Comité Exécutif sont accablants :
Présidence fantôme : Le Président du Comité Exécutif est décrit comme « presque inexistant », fuyant ses responsabilités et restant injoignable lors des prises de décisions cruciales.
Opacité financière : Le point le plus critique concerne des soupçons de détournements de fonds hérités de la précédente équipe, ainsi que la non-délivrance des cartes de membres malgré les paiements effectués.
Promesses non tenues : Des projets phares comme la construction du « IHURIRO Center » (promesse du Burundi Day 2024) ou l’achat d’un appareil IRM sont au point mort, provoquant la colère des membres de la diaspora qui ont contribué financièrement.
3. Le coup de théâtre : La démission « forcée » du Président des Sages
La situation a pris une tournure dramatique en avril 2026. Un document daté du 13 avril (Réf : 03/04/CS/2026) révèle que le Comité Exécutif aurait tenté de précipiter la démission du Président du Comité des Sages.
Le Comité des Sages, réuni en session extraordinaire le 10 avril, conteste vigoureusement la procédure. Selon les Sages, la lettre de démission du Président du CS a été adressée uniquement à son propre comité, et non au Comité Exécutif. Ce dernier est accusé d'avoir voulu « prendre acte » prématurément de cette démission pour nommer un remplaçant, une manœuvre jugée non conforme aux textes réglementaires de l’association.
4. L’Assemblée Générale 2026 : Le juge de paix ?
Face à ce que les signataires qualifient de « crise profonde », le Comité des Sages a décidé de ne pas accepter la démission de son président pour le moment. Ils appellent à un gel des décisions du Comité Exécutif et renvoient le déballage des preuves et des constatations à la prochaine Assemblée Générale Ordinaire (AGO) et à la Semaine de la Diaspora 2026.
5. Une structure de résistance
La liste des signataires du Comité des Sages montre un front uni. On y retrouve des figures de proue comme Gabriel Rufyiri (Président), Pasteur Bagenzinikindi (Vice-Président) et Jean Marie Nkurunziza (Secrétaire Général), ainsi que des membres influents comme la Princesse Kamatari Esther.
Quel avenir pour la Diaspora Burundaise ?
L'organisation est aujourd'hui coupée en deux. D'un côté, un Comité Exécutif accusé d'opacité et d'autoritarisme ; de l'autre, un Comité des Sages qui se pose en dernier rempart de la légalité et de l'éthique. Si l'AGO de 2026 devait échouer à résoudre ce conflit, c'est toute la crédibilité de la diaspora burundaise auprès de ses membres et des instances internationales qui pourrait s'effondrer.
Note de l'enquêteur : Le Comité Exécutif, interpellé dans ces documents pour son manque de transparence, n'a pas encore produit de réponse publique officielle à ces accusations.

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