CARNAGE À KARUSI : La liste des morts s'allonge sur nos routes
KARUSI – Le sang a de nouveau coulé sur l'asphalte burundais.Au début de cette semaine ,Cinq familles ont été plongées dans le deuil suite à une collision brutale entre un camion-citerne et un bus de la compagnie Ikirezi. Un drame de trop qui illustre la défaillance grandissante de la sécurité routière au Burundi.
Cinq vies fauchées en un instant
L'accident s'est produit à la tombée de la nuit, au moment où la visibilité commence à baisser. Le bus "Coaster", rempli de passagers, a croisé la route d'un camion-citerne lancé à vive allure. Le choc a été frontal. Le bilan est glaçant : cinq passagers ont perdu la vie sur le coup, leurs corps extraits avec difficulté des décombres métalliques.
À l'hôpital de Karusi, l'ambiance est lourde. Entre les gémissements des nombreux blessés et les cris de détresse des proches arrivés en urgence, la tragédie prend tout son sens. « Ce ne sont pas des chiffres, ce sont des pères, des mères et des enfants que nous perdons chaque semaine », s'indigne un membre du personnel soignant.
L'insécurité routière : Une épidémie silencieuse
Au Burundi, la route tue désormais avec une régularité effrayante. Si l'excès de vitesse est ici pointé du doigt, c'est tout un système qui semble à bout de souffle :
Comportements à risque : Des chauffeurs de poids lourds qui ignorent la fatigue et la vitesse.
Surcharge : Des véhicules de transport public souvent au-delà de leur capacité.
Contrôle limité : Une présence policière qui, malgré les efforts, peine à dissuader les chauffeurs les plus téméraires sur les axes provinciaux.
Un cri d'alarme pour des mesures urgentes
Ce nouveau carnage à Karusi doit servir de déclic. Au-delà du constat, c'est une véritable politique de "tolérance zéro" qui est réclamée par la population. La détérioration de la situation n'est plus une fatalité, mais la conséquence d'un relâchement généralisé dans le respect du code de la route.
Combien de cercueils faudra-t-il encore aligner pour que les limitations de vitesse ne soient plus considérées comme de simples suggestions ? Pour les victimes de la compagnie Ikirezi, il est déjà trop tard.

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