États-Unis : l’administration Trump impose une caution financière aux demandeurs de visa en provenance du Burundi, de l’Ouganda et de la Tanzanie
L’administration du président américain Donald Trump a instauré une nouvelle mesure migratoire imposant une caution financière comprise entre 5 000 et 15 000 dollars américains aux ressortissants de plusieurs pays, dont le Burundi, l’Ouganda et la Tanzanie, souhaitant obtenir un visa pour se rendre aux États-Unis.
Cette caution, exigée en plus des frais habituels de demande de visa, vise à garantir le respect des règles d’immigration américaine. Selon les autorités américaines, les demandeurs qui se conformeront aux conditions de séjour, notamment le respect de la durée légale de leur visa et des lois en vigueur, pourront récupérer intégralement cette somme à l’issue de leur séjour.
La mesure concerne plus d’une trentaine de pays à travers le monde, principalement ceux considérés comme présentant un taux élevé de dépassement de séjour (overstay) ou des difficultés dans la coopération consulaire en matière de rapatriement.
Si Washington justifie cette décision par la nécessité de renforcer le contrôle migratoire et de lutter contre l’immigration irrégulière, elle suscite déjà de vives inquiétudes dans les pays concernés. Plusieurs observateurs estiment que cette exigence financière risque de restreindre l’accès aux États-Unis pour de nombreux citoyens, en particulier ceux issus de milieux modestes.
Pour l’heure, aucune réaction officielle n’a encore été enregistrée de la part des gouvernements du Burundi, de l’Ouganda et de la Tanzanie, alors que les citoyens concernés s’interrogent sur l’impact concret de cette nouvelle politique sur la mobilité internationale.

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