« Sexe, sport et pouvoir : Le scandale de l'association "Abafubuzi" qui fait trembler Kirundo »
KIRUNDO – Depuis quelques jours, la province de Kirundo est au cœur d’une vive polémique. Une prétendue association de jeunes sportifs, nommée « Abafubuzi », est accusée de servir de façade à un réseau de prostitution masculine impliquant des épouses de hauts dignitaires. Entre démentis officiels et arrestations, le climat est électrique.
Un gymnase au cœur de la tourmente
Tout aurait commencé dans l’une des salles de gymnastique de la ville de Kirundo. Selon plusieurs sources locales, de jeunes hommes athlétiques y seraient recrutés par des femmes de l'élite — notamment des épouses de militaires de haut rang — pour des services sexuels rémunérés. Ces jeunes, souvent diplômés sans emploi, affirment se tourner vers ces pratiques pour « survivre » face à la précarité économique.
Ce dimanche 3 mai 2026, la tension est montée d’un cran. Le groupe aurait reçu l'interdiction formelle de pratiquer ses activités sportives jusqu’à nouvel ordre. Plus grave encore, trois jeunes auraient été arrêtés, accusés d'entretenir des rapports étroits avec les épouses de hautes autorités militaires de la région.
Le démenti catégorique des autorités
L'administration locale a décidé de réagir vigoureusement. Emmanuel Niyonkuru, s'exprimant au nom de la commune de Kirundo, a formellement démenti l’existence légale d'une structure nommée « Abafubuzi ».
« Cette organisation ne figure sur aucun registre officiel. L’image d’un t-shirt portant ce nom qui circule sur les réseaux sociaux est une pure invention destinée à ternir l’image de notre province », a-t-il déclaré.
Certains habitants, sceptiques, demandent néanmoins qu’une enquête rigoureuse soit menée pour identifier l’origine de ces photos et faire la lumière sur les activités réelles de ces groupes de sportifs.
Un phénomène qui s'étend jusqu'à Bujumbura
Kirundo ne serait que la partie émergée de l'iceberg. À Bujumbura, le Maire de la ville, Jimmy Hatungimana, aurait déjà identifié ce type d'associations comme un problème de société majeur.
Cependant, la lutte contre ces réseaux semble se heurter à un mur d'influence. Des sources proches du dossier indiquent que le maire aurait tenté d'interdire ces groupements, mais se serait confronté à une opposition farouche : celle des épouses de certains généraux. Ces dernières feraient bloc pour protéger ces jeunes, invoquant, dans la confidence, une frustration liée à l'absence ou à l'insatisfaction sexuelle au sein de leurs foyers.
Entre détresse sociale et crise morale
L'affaire « Abafubuzi » met en lumière deux réalités sombres du pays :
Le chômage des jeunes : Qui, faute de débouchés après leurs études, deviennent des proies faciles pour des réseaux de clientélisme sexuel.
L'abus de pouvoir : Où l'influence des familles de hauts gradés semble paralyser l'action administrative et judiciaire.
Alors que les militaires de haut rang de Kirundo exigent la fermeture immédiate de ces lieux de rassemblement, le bras de fer entre autorités administratives, sécuritaires et influences privées ne fait que commencer

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