FOMI : des pratiques douteuses dénoncées
Après les révélations du Ministre du Trésor Public, Alain Ndikumana, au Sénat sur les 80 milliards de francs burundais réclamés par l’institution FOMI pour des engrais jamais livrés, Faustin Ndikumana, responsable de Parcem, est intervenu pour réagir et dénoncer une situation préoccupante.
Selon Faustin Ndikumana, certains fonds que FOMI devait rembourser depuis 2020 resteraient encore en suspens et leur suivi laisse à désirer. Il a rappelé que les dépenses publiques pour l’achat des intrants agricoles sont extrêmement élevées, représentant plus de 60 % du budget total alloué au ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de l’Environnement, tandis que les engrais continuent de manquer.
Le responsable de Parcem a aussi pointé du doigt ce qu’il appelle des « collisions » : selon lui, certains ministres travaillent avec des personnes influentes pour détourner des fonds, en soutenant des dossiers lucratifs pour le pays mais en tirant des bénéfices personnels.
Faustin Ndikumana a insisté sur la nécessité de lancer des enquêtes sérieuses impliquant l’Inspection générale, la Cour de contrôle des finances publiques et toutes les instances concernées depuis 2020, afin de vérifier que tous les remboursements dus aient été effectués.
« La situation est hors de contrôle », a-t-il averti, estimant que seule l’autorité suprême, le Président de la République, pourrait prendre des mesures visibles pour mettre fin à ces pratiques et garantir la transparence dans la gestion des fonds publics.

English
Kirundi
Français