Burundi : le manque de sages-femmes met en danger la vie des mères et des nouveau-nés
Au Burundi, la mortalité maternelle et néonatale reste une préoccupation majeure de santé publique. Selon l’Association nationale des sages-femmes du Burundi (ANASAF), 334 décès de mères et de nouveau-nés sont enregistrés chaque année sur 100 000 accouchements.
Ces chiffres ont été rappelés lors de la célébration de la Journée internationale des sages-femmes, organisée le 9 mai 2026 au Burundi, sous le thème : « Un million de sages-femmes de plus ».
Pour Evelyne Iyizire, présidente de l’ANASAF, le principal défi reste l’insuffisance du personnel qualifié dans les services de santé maternelle et néonatale. Elle indique qu’environ 500 sages-femmes seulement sont actuellement en activité dans le pays, alors que les besoins pour cette année sont estimés à plus de 3 300 professionnelles.
Plus de difficultés
À ce manque de personnel s’ajoutent les difficultés de déplacement auxquelles font face les sages-femmes déjà en fonction. Certaines parcourent de longues distances à travers les collines pour rejoindre leurs postes de travail, souvent dans des conditions difficiles.
L’ANASAF déplore également l’absence d’un ordre national des spécialistes de la santé maternelle et néonatale, une structure qui pourrait contribuer à mieux organiser et encadrer la profession.
Face à cette situation, l’association appelle les autorités et les partenaires du secteur de la santé à investir davantage dans la formation et le recrutement des sages-femmes. Selon ses estimations, le Burundi devra disposer d’au moins 3 800 sages-femmes d’ici 2030 afin d’améliorer la prise en charge des femmes enceintes et réduire les décès liés à l’accouchement.

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