Burundi : des contributions forcées dénoncées dans plusieurs localités

Des demandes d’argent imposées à des citoyens, notamment des enseignants, suscitent des inquiétudes. Une organisation de la société civile appelle les autorités à réagir.

Mar 28, 2026 - 14:25
Mar 28, 2026 - 14:27
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Burundi : des contributions forcées dénoncées dans plusieurs localités

Dans plusieurs régions du Burundi, des habitants dénoncent une multiplication de contributions financières exigées en dehors de tout cadre légal. Selon des témoignages recueillis sur place, ces demandes seraient parfois accompagnées de pressions, voire imposées de manière forcée.

À Gisuru, dans la province de Buhumuza, des enseignants affirment avoir été sollicités pour verser des sommes importantes, allant de 4 à 10 millions de francs burundais. L’argent serait destiné à la construction d’un bâtiment lié au parti au pouvoir dans la province. Une situation qui met mal à l’aise plusieurs d’entre eux, certains évoquant une obligation difficile à refuser.

Pourtant, la loi burundaise autorise les partis politiques à collecter des fonds uniquement sur une base volontaire, auprès de leurs membres ou sympathisants. Toute contribution imposée contre le gré des citoyens est considérée comme illégale.

Face à ces signalements, l’organisation Parcem appelle à revoir la loi encadrant les partis politiques afin de mieux prévenir les abus. En attendant une éventuelle réforme, elle demande aux autorités, notamment au ministère de l’Intérieur, d’intervenir pour faire cesser ces pratiques. 

Audace Kaburo Journaliste expérimenté et responsable éditorial, Vice-Rédacteur en Chef de Radio Peace FM depuis 2019 et fondateur de ce média créé en exil après la crise de 2015. Spécialisé dans le journalisme d’investigation politique, les questions de justice, d’éducation et de droits humains. Engagé dans la lutte contre la propagation de l’idéologie du génocide et les discours de haine au Burundi et dans la région des Grands Lacs.