Le président Ndayishimiye met en garde contre la vente des terres aux étrangers

Lors d’une réunion avec les gouverneurs de province et les administrateurs communaux, le président burundais Évariste Ndayishimiye a rappelé que la cession de terres aux étrangers relève exclusivement de l’État. Il a également exhorté les autorités administratives à renforcer la mobilisation autour du paiement des Impôts.

Mar 12, 2026 - 17:16
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Le président Ndayishimiye met en garde contre la vente  des terres aux étrangers

Réunis le 10 mars au palais présidentiel Ntare House à Bujumbura, les gouverneurs et administrateurs communaux ont été rappelés à l’ordre sur la question sensible de la gestion foncière. Le président Évariste Ndayishimiye a insisté : seul l’État est habilité à accorder des terres à des étrangers.

Selon lui, cette disposition répond à une logique claire. Les étrangers qui obtiennent des terres le font dans le cadre de projets de développement et après avoir présenté leurs plans aux autorités compétentes. Dans ce cas, l’État peut faciliter l’accès à un site pour la mise en œuvre de ces projets.

À l’inverse, le chef de l’État a mis en garde les citoyens qui céderaient leurs terres à des étrangers en dehors du cadre légal. « Celui qui donne sa terre à un étranger doit savoir qu’il vend le pays », a-t-il déclaré, estimant que ces transactions ne respectent pas les lois en vigueur.

Il a demandé aux responsables administratifs de ne pas signer ce type de contrats et de refuser toute validation de transferts fonciers illégaux.

Impôts et lutte contre le commerce illégal

Au-delà de la question foncière, le président a également insisté sur la nécessité pour les citoyens de s’acquitter des impôts et taxes. Pour lui, ces contributions constituent le socle du fonctionnement de l’État.

Sans recettes fiscales, a-t-il rappelé, il ne serait pas possible de payer les policiers, les militaires, les juges ou les administrateurs. Les infrastructures publiques, comme les routes, les écoles et les hôpitaux, dépendent également de ces ressources.

Le président a aussi évoqué les critiques formulées par certains commerçants contre l’Office burundais des recettes (OBR). Il a appelé les citoyens à dénoncer les pratiques commerciales illégales et les tentatives d’intimidation contre ceux qui signalent les fraudeurs.

Joe Philbert Karangwa ​Mon parcours est marqué par une carrière dans les médias de la région des Grands Lacs, souvent dans des contextes de reportage sur des questions de sécurité, de droits de l'homme et de politique régionale. ​Parcours Professionnel ​Directeur de Radio Peace FM : Je dirige cette station de radio et contribue activement à la rédaction d'articles, notamment sur la situation politique et sociale au Burundi (nomination de cadres, gouvernance, sécurité). ​Ancien de Bonesha FM : Avant de s'installer au Rwanda en 2015 , je travaillait pour la radio indépendante Bonesha FM au Burundi. Cette station a été détruite et fermée en mai 2015 lors de la crise politique burundaise. ​Journaliste d'investigation : Mes publications portent fréquemment sur des sujets sensibles comme les incidents de sécurité au Burundi, la situation des réfugiés en Tanzanie ou les décisions présidentielles à Gitega. SUIVEZ MOI SUR MES RÉSEAUX SOCIAUX