Projet de reconstruction du marché central de Bujumbura : l’OLUCOME exige transparence sur les investissements et dénonce des zones d’ombre
L’Organisation de Lutte contre la Corruption et les Malversations Économiques (OLUCOME) s’inquiète du manque de transparence entourant la reconstruction du marché central de Bujumbura, attribuée dans un premier temps à l’entreprise Ubaka Nation. Selon son président Gabriel Rufyiri, cette attribution s’est faite sans aucune étude préalable permettant d’évaluer la capacité réelle de l’entreprise à mener à bien un tel chantier.
« Il n’y a pas eu de circonspection sur les moyens financiers ni techniques de Ubaka Nation. C’est une dérive qu’on observe aussi dans d’autres secteurs comme les mines », déplore Rufyiri. Il estime que les autorités négligent les recherches et études nécessaires avant de prendre des décisions engageant les ressources publiques.
L’OLUCOME appelle à une enquête indépendante pour déterminer précisément le montant des contributions des citoyens, face à un projet qui a été présenté comme un partenariat public-privé. « Il faut savoir qui a mis quoi. Si les citoyens ont contribué, ils doivent avoir un rôle dans le suivi du projet », ajoute-t-il.
Gabriel Rufyiri va plus loin : il juge suspect qu’une entreprise puisse piloter un tel projet sans investissement propre : « C’est du vol si Ubaka Nation ne met aucun fonds à elle. » Il en appelle à la vigilance des Burundais, les invitant à exiger des études claires et accessibles avant toute participation à des projets nationaux.
L’OLUCOME demande également à l’État de faire toute la lumière sur les conditions de ce contrat, afin d’éviter de reproduire des erreurs coûteuses dans la gestion des ressources publiques

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