Tensions autour des engrais : La FOMI recadre le ministre Alain Ndikumana
Alors que des tensions budgétaires apparaissent entre le gouvernement et le principal producteur d’engrais du pays, la direction de la FOMI sort du silence. En réponse aux accusations de « pressions financières » évoquées par le ministre Alain Ndikumana, Herménégilde Manyange appelle à une lecture plus rigoureuse des conventions liant l’entreprise à l’État burundais.
Le directeur général adjoint de l’entreprise FOMI (Fertilisants Organo-Minéraux de l’Industrie), Herménégilde Manyange, a publiquement exhorté le ministre des Finances, Alain Ndikumana, à réexaminer sa lecture des relations liant l’État burundais à la société productrice d’engrais. Selon la direction de la FOMI, les récentes sorties médiatiques du ministre révèlent une méconnaissance de certains aspects techniques et contractuels de cette collaboration.
« Nous l’invitons à analyser plus attentivement les mécanismes de coopération entre l’État et la FOMI. Étant donné sa prise de fonction récente, il est probable que certains dossiers ne lui soient pas encore totalement familiers », a déclaré Manyange lors d’un point de presse tenu au siège de l’entreprise à Bujumbura.
Ces précisions font suite aux récentes déclarations d’Alain Ndikumana. Le ministre avait affirmé subir des pressions pour autoriser des paiements excédant les montants initialement stipulés dans les conventions signées entre le gouvernement et l’industriel.
Face à ces allégations, le directeur général adjoint de la FOMI a insisté sur la nécessité de s'appuyer sur des données vérifiées. « Tout est consigné dans les documents officiels. Il est crucial de communiquer sur la base de faits établis plutôt que de propager des approximations », a-t-il conclu.

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