Burundi : Vianney Ndayisaba fustige la « politisation » de la société civile

Lors d’une conférence de presse tenue le 27 février 2026, le président de l’ALUCHOTO a pointé du doigt l’inertie de certains acteurs associatifs face aux injustices sociales. Vianney Ndayisaba appelle à une véritable indépendance des organisations non partisanes pour mieux défendre les citoyens les plus vulnérables.

Mar 3, 2026 - 10:12
Mar 3, 2026 - 10:13
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Burundi : Vianney Ndayisaba fustige la « politisation » de la société civile

Le président de l’Association de lutte contre le chômage et la torture (ALUCHOTO), Vianney Ndayisaba, a vivement critiqué le comportement de certains acteurs se réclamant de la société civile. Selon lui, bien que ces derniers revendiquent une posture non partisane, ils adoptent en réalité des attitudes politiciennes qui freinent l'action humanitaire et sociale.

Un manque d'engagement dénoncé

​S’exprimant sur le rôle crucial des organisations indépendantes, il a regretté que certains acteurs refusent de s’impliquer dans le suivi des dossiers de victimes d’injustices. « Il y a des gens qui se disent membres d’organisations non partisanes, mais qui se comportent comme des politiciens. Quand on leur demande de se rassembler pour défendre les personnes lésées, ils détournent le regard », a-t-il déploré.

La mission : protéger les plus faibles

​Pour Vianney Ndayisaba, une clarification s'impose : la mission de la société civile est souvent mal comprise par la population burundaise. Il a rappelé avec fermeté que ces organisations ne sont les instruments ni du pouvoir, ni de l’opposition. Leur raison d’être réside dans la protection des citoyens les plus fragiles, notamment les personnes injustement incarcérées ou victimes d’abus de pouvoir.

​L'ALUCHOTO soutient que cette neutralité est la condition sine qua non pour promouvoir une gouvernance équitable, un développement inclusif et le respect strict de l’égalité de tous devant la loi.

Claudine Ndayishimiye Claudine Ndayishimiye est journaliste professionnelle depuis 2013 et membre active de la rédaction de Radio Peace FM, Voice of Youth depuis 2018. À travers ses reportages et émissions, elle œuvre pour une information indépendante, responsable et proche des citoyens. Défenseure des droits humains, elle s’engage pour la justice, la protection des libertés fondamentales et la promotion d’une société burundaise fondée sur la vérité, la dignité humaine et le respect mutuel. Tel +49 1521 3498050