CNPK : grève des travailleurs après un conflit sur les retenues salariales
Les employés du Centre neuropsychiatrique de Kamenge ont suspendu leurs activités depuis ce mardi matin. Ils dénoncent des retenues fiscales jugées contestables sur leurs salaires et réclament également la réactivation de leur organe syndical. La direction, de son côté, invoque l’application de la loi en vigueur.
Les activités sont paralysées depuis ce mardi matin du 14 avril 2025 au Centre neuropsychiatrique de Kamenge (CNPK), connu sous le nom de « Kwa Legentil ». Les travailleurs de cette structure spécialisée dans la prise en charge des personnes vivant avec des troubles mentaux ont déclenché un mouvement de grève pour protester contre des retenues fiscales appliquées sur leurs salaires.
Selon les employés, la direction de l’établissement a enfreint les accords conclus avec l’État concernant la taxation des rémunérations. Ils estiment que ces prélèvements affectent leurs revenus et demandent une révision urgente de cette mesure.
Au-delà des revendications salariales, les grévistes exigent également la réactivation de leur organe syndical, qu’ils affirment avoir été supprimé.
De son côté, la direction de l’établissement affirme appliquer strictement la législation en vigueur, notamment la loi de 2020 relative à l’imposition des salaires des agents publics. Elle soutient que les mesures prises sont conformes au cadre légal.
La direction précise par ailleurs que ce mouvement de grève devrait durer trois jours, en attendant l’évolution de la situation et la poursuite des échanges avec les représentants des travailleurs.
Dans un contexte national où les mouvements de grève sont devenus relativement rares, ces actions sociales sont de plus en plus sensibles. Elles interviennent dans un environnement où les autorités en place considèrent souvent les mouvements de grève comme des formes de contestation assimilées à des insurrections, ce qui contribue à rendre leur expression plus limitée et encadrée.

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