Burundi : cinq partis politiques jugent « insuffisantes » les réponses du Président après leur rencontre sur les élections de 2027

Le Codebu, le Frodebu, le CDP, le CNL et l’Uprona disent ne pas être satisfaits des réponses obtenues lors de leur entretien avec le Président Évariste Ndayishimiye, le 15 mai 2026. Ils estiment que les préoccupations liées aux élections n’ont pas été suffisamment prises en compte et appellent à la poursuite du dialogue.

May 22, 2026 - 21:10
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Burundi : cinq partis politiques jugent « insuffisantes » les réponses du Président après leur rencontre sur les élections de 2027

Burundi : cinq partis politiques jugent « insuffisantes » les réponses du Président après leur rencontre sur les élections de 2027

Le Codebu, le Frodebu, le CDP, le CNL et l’Uprona disent ne pas être satisfaits des réponses obtenues lors de leur entretien avec le Président Évariste Ndayishimiye, le 15 mai 2026. Ils estiment que les préoccupations liées aux élections n’ont pas été suffisamment prises en compte et appellent à la poursuite du dialogue.

Cinq partis politiques burundais, Codebu, Frodebu, CDP, CNL et Uprona ont publié une déclaration à l’issue de leur rencontre avec le Président de la République, Évariste Ndayishimiye, tenue le 15 mai 2026. Cette rencontre intervenait après des tensions liées aux préparatifs des élections de 2027, notamment le retrait de ces partis des échanges avec la CENI.

Dans leur déclaration, ces partis indiquent avoir présenté 18 questions et préoccupations accompagnées de propositions de solutions. Ils affirment toutefois que les réponses reçues lors de la rencontre ne les ont pas satisfaits.

« Bien que nos préoccupations aient été présentées et prises en compte, les réponses données ne nous ont pas satisfaits, car elles n’ont pas répondu aux questions principales que nous avions soulevées », soulignent-ils.

Des questions centrées sur le cadre électoral et les institutions

Les principales préoccupations évoquées portent sur plusieurs points jugés essentiels. Il s’agit notamment de la révision des lois et règlements électoraux, en particulier les dispositions relatives à la protection des électeurs et des observateurs.

Les partis demandent également la révision de la Cour constitutionnelle afin qu’elle puisse agir de manière indépendante et impartiale.

Ils évoquent aussi la question de la CENI et de ses organes affiliés, estimant nécessaire une réorganisation garantissant une meilleure représentation des acteurs politiques, au lieu d’une domination du parti au pouvoir.

Un appel à poursuivre le dialogue

Malgré leurs critiques, les cinq partis affirment rester ouverts au dialogue avec le Chef de l’État. Ils disent vouloir continuer les échanges afin de parvenir à des solutions durables aux problèmes liés au processus électoral et à la situation politique du pays.

Ils souhaitent toutefois que les prochaines rencontres soient davantage orientées vers des réponses concrètes permettant de résoudre les différends actuels.

Les partis signataires se disent par ailleurs surpris de l’absence de communiqué officiel après la rencontre, estimant que cela ne permet pas aux citoyens et à la communauté internationale d’être informés des conclusions des échanges.

 Lors de cette rencontre, le Président Évariste Ndayishimiye avait déclaré que « le pays n’est pas une cruche où chacun vient boire librement à son tour », ajoutant que « celui qui se rebelle, les autres cherchent une solution et lui aussi en bénéficie ».

Joe Philbert Karangwa ​Mon parcours est marqué par une carrière dans les médias de la région des Grands Lacs, souvent dans des contextes de reportage sur des questions de sécurité, de droits de l'homme et de politique régionale. ​Parcours Professionnel ​Directeur de Radio Peace FM : Je dirige cette station de radio et contribue activement à la rédaction d'articles, notamment sur la situation politique et sociale au Burundi (nomination de cadres, gouvernance, sécurité). ​Ancien de Bonesha FM : Avant de s'installer au Rwanda en 2015 , je travaillait pour la radio indépendante Bonesha FM au Burundi. Cette station a été détruite et fermée en mai 2015 lors de la crise politique burundaise. ​Journaliste d'investigation : Mes publications portent fréquemment sur des sujets sensibles comme les incidents de sécurité au Burundi, la situation des réfugiés en Tanzanie ou les décisions présidentielles à Gitega. SUIVEZ MOI SUR MES RÉSEAUX SOCIAUX